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    Médecine

    Quels patients atteints de MII présentent le risque le plus élevé de manifestations extra-intestinales ?

    Marie-LysPar Marie-Lys15 février 20242 minutes de lecture
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    De multiples manifestations extra-intestinales (MIE) sont plus susceptibles de se développer chez les femmes atteintes de la maladie de Crohn (MC), de manifestations oculaires et dermatologiques. Selon les résultats d’une étude publiée dans Maladies inflammatoires de l’intestin.

    Les chercheurs ont cherché à identifier les caractéristiques des patients atteints de MII qui posaient des facteurs de risque importants pour le développement d’un ou plusieurs MIE. À l’aide d’un plan d’étude rétrospectif, les chercheurs ont collecté des données démographiques et cliniques auprès de 1 211 participants inscrits au registre de l’étude sur les cohortes prospectives de recherche chez les adultes atteints de MII (SPARC IBD). Les patients éligibles disposaient de données complètes sur la présence ou l’absence d’antécédents des 5 MIE suivants : cholangite sclérosante primitive, érythème noueux, uvéite/épisclérite, pyoderma gangrenosum et arthropathie liée aux MICI. Les chercheurs ont évalué les différences entre les caractéristiques démographiques et cliniques, en particulier selon l’état de la maladie et l’état de l’EIM. Plusieurs modèles de régression logistique ont été générés avec une modélisation linéaire généralisée.

    Les patients atteints de MC ou de colite ulcéreuse (CU) étaient plus jeunes (41,1 contre 43,1 ans), plus susceptibles d’être des femmes (57,8 % contre 50,1 %) et diagnostiqués plus tôt (26,8 contre 31,2 ans).

    Les chercheurs ont identifié 329 participants avec au moins 1 EIM. Les patients atteints de MC versus CU étaient également plus susceptibles d’avoir au moins 1 MIE (29,6 % contre 22,6 %), plus susceptibles d’avoir 2 MIE ou plus (6,0 % contre 1,9 %) et plus susceptibles de souffrir d’arthrite, d’érythème associé aux MII. nodosum, manifestations oculaires, pyoderma gangrenosum.

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    Comprendre la façon dont les MIE ont tendance à se présenter sous forme de présentations isolées plutôt que de se produire simultanément peut aider à la prise en charge future au moment de décider quelle option thérapeutique choisir chez un patient atteint de MII.

    Les femmes et les hommes atteints de MC étaient plus susceptibles d’avoir 2 MIE ou plus (P. <.001). Les participants présentant des manifestations oculaires étaient les plus susceptibles d'avoir au moins 2 MIE (P. ≤.001). Même en contrôlant le diagnostic, l’implication du côlon droit (P. = 0,021) prédisait l’arthrite associée aux MII dans la MC et la colite ulcéreuse.

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    Les participants avec ou sans au moins 1 MIE étaient plus susceptibles de recevoir un traitement avec un anti-TNF (74,8 % contre 61,7 %), du vedolizumab (27,9 % contre 19,7 %) et des immunomodulateurs (65,6 % contre 53,5 %).

    L’emplacement du côlon était également associé au développement de l’EIM. Les personnes atteintes d’arthrite associée aux MII étaient plus susceptibles d’avoir une atteinte du côté droit que une atteinte transversale, gauche et rectale (69,5 % contre 50,3 %, 57,2 % et 50,0 %, respectivement). Les patients atteints de pyoderma gangrenosum présentaient également des taux plus élevés d’atteinte du côté droit.

    Les limites de l’étude incluent le manque de données adéquates sur les participants plus jeunes et plus âgés, l’incapacité d’évaluer les associations avec d’autres variables comme la consommation de tabac ou de stéroïdes et le fait que la plupart des participants étaient blancs et non hispaniques. En outre, il y avait des variations dans la durée pendant laquelle les participants avaient été diagnostiqués au moment de leur inscription à l’étude, ce qui rendait difficile la recherche d’une relation entre les MIE et la progression de la maladie.

    « Comprendre la façon dont les MIE ont tendance à se présenter sous forme de présentations isolées plutôt que de se produire simultanément peut aider à la prise en charge future au moment de décider quelle option thérapeutique choisir chez un patient atteint de MII », ont noté les auteurs de l’étude. « Il est important de mieux comprendre les mécanismes physiologiques conduisant à la présence d’EIM dans UC et CD pour cibler un traitement approprié et prédire l’évolution de la maladie pour les patients. Cela sera important à mesure que nous entrons dans une ère de médecine de précision avec la disponibilité de multiples modalités thérapeutiques.

    Divulgation : un auteur de l’étude a déclaré ses affiliations avec des sociétés de biotechnologie, pharmaceutiques et/ou d’appareils. Veuillez consulter la référence originale pour une liste complète des divulgations de l’auteur.

    Marie-Lys
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