Selon une étude publiée dans Cancer.
Les chercheurs ont noté que leur étude est limitée par sa petite taille et sa nature rétrospective, mais les résultats suggèrent que l’arrêt du traitement à un an peut être sans danger pour de nombreux patients.
L’étude a inclus 65 patients atteints d’un carcinome à cellules de Merkel non résécable de stade III ou IV qui avaient reçu au moins 1 cycle d’avelumab. L’âge médian des patients au départ était de 74 ans, 65 % des patients étaient des hommes et 77 % avaient une maladie de stade IV.
Les patients ont reçu de l’avélumab à raison de 800 mg toutes les 2 semaines jusqu’à progression de la maladie, RC après 26 cycles (1 an), toxicité inacceptable ou souhait du patient arrêter le traitement. La plupart des patients (89 %) ont reçu l’avelumab en première intention, mais 11 % avaient déjà reçu une chimiothérapie.
Le suivi médian était de 14 mois. La durée médiane du traitement par avélumab était de 6 mois et le nombre médian de cycles reçus était de 12. La réponse a été évaluée par CT ou FDG-PET/CT tous les 3 mois. Des scans FDG-PET/CT ont également été réalisés au départ et après 26 cycles.
Des réponses ont été observées chez 29 patients (44 %) et 25 patients avaient une RC (38 %). La réponse de deux patients n’a pas pu être évaluée car ils sont décédés de comorbidités préexistantes.
Les patients ayant obtenu une RC ont eu un suivi médian de 27 mois. Ils avaient reçu en moyenne 26 cycles d’avelumab et la durée médiane de leur traitement était de 11 mois. La durée médiane de la RC était de 23 mois.
Les raisons d’arrêt parmi les répondeurs complets étaient la fin d’un an de traitement (52 %), la toxicité (20 %) et la préférence du patient (28 %).
Parmi les répondeurs complets, le taux de survie sans récidive (RFS) à 6 mois était de 96 % et le taux de survie sans récidive (RFS) à 12 mois était de 88 %. Deux patients (8 %) ont eu une récidive respectivement 4 mois et 7 mois après l’arrêt du traitement. Les deux patients étaient atteints d’une maladie de stade IV, avaient reçu de l’avelumab pendant une année complète et avaient reçu de l’avelumab comme traitement de première intention.
« Dans cette cohorte du monde réel, les patients atteints de métastases [Merkel cell carcinoma] avec une RC confirmée par imagerie FDG‐PET/CT a eu une réponse durable après l’arrêt du traitement après 1 an », ont conclu les chercheurs. « Cette étude met en évidence l’importance d’aborder la durée optimale du traitement des patients atteints de mMCC et d’identifier les patients qui peuvent arrêter le traitement en toute sécurité dès le début pour éviter un surtraitement. »
Divulgations : Un auteur de l’étude a déclaré des affiliations avec des sociétés de biotechnologie, pharmaceutiques et/ou d’appareils. Veuillez consulter la référence originale pour une liste complète des divulgations.

