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    L’utilisation d’inhibiteurs CD20 dans les maladies rhumatismales auto-immunes augmente le risque de COVID long

    Marie-LysPar Marie-Lys21 novembre 20232 minutes de lecture
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    Les patients atteints de maladies rhumatismales auto-immunes systémiques (SARD) et de COVID-19 recevant un traitement avec des inhibiteurs de CD20 présentent un risque accru de séquelles post-aiguës de COVID-19 (PASC), selon les résultats de l’étude présentés lors de la réunion annuelle 2023 de l’American College of Rheumatology (ACR). , qui s’est tenu du 10 au 15 novembre à San Diego, en Californie.

    L’effet du traitement antirhumatismal modificateur de la maladie (ARMM) sur le COVID-19 a été étudié ; cependant, on sait peu de choses sur l’association entre l’utilisation de DMARD, en particulier les inhibiteurs de CD20, et le risque de PASC (également connu sous le nom de COVID long). Par conséquent, les chercheurs de la présente étude ont mené une analyse prospective pour déterminer cette association.

    Des sondages ont été envoyés aux personnes inscrites dans un grand système de santé 28 jours ou plus après un cas confirmé de COVID-19. Les questions de l’enquête comprenaient les données démographiques, les caractéristiques de la maladie, le statut vaccinal contre la COVID-19, l’utilisation des DMARD, ainsi que les symptômes et l’évolution de la maladie du COVID-19. Les chercheurs ont classé les DMARD en fonction de leur mécanisme d’action.

    La présence de PASC a été définie par des symptômes du COVID-19 persistant pendant 28 jours ou plus.

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    Cette analyse étend les études précédentes liant les inhibiteurs du CD20 à la gravité aiguë du COVID-19 et suggère qu’une vigilance est nécessaire pour prévenir le COVID-19 et surveiller le PASC dans cette population vulnérable.

    Le délai médian pour terminer l’enquête après l’infection au COVID-19 était de 165 jours (IQR, 84-276 jours).

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    Sur les 501 patients (80,2 % de femmes ; âge moyen au début du COVID-19, 52,7 ans ; 84,8 % de Blancs) atteints de SARD et de COVID-19, 208 (42 %) avaient un PASC. La majorité des cas de SARD étaient des arthrites inflammatoires (53,7 %).

    D’après les réponses à l’enquête, les patients avec ou sans PASC étaient plus susceptibles d’être des femmes (88,0 % contre 74,7 % ; P. = 0,0002) et de recevoir un nombre moindre de vaccins de rappel supplémentaires contre la COVID-19 (45,2 % contre 55,0 % ; P. = 0,031), et étaient moins susceptibles d’être infectés par la variante Omicron (53,4 % contre 37,5 % ; P. =.0004). De plus, un pourcentage plus élevé de personnes avec ou sans PASC ont été hospitalisées pour COVID-19 (13,9 % contre 4,1 % ; P. <.0001).

    En ce qui concerne DMARD utilisation, les répondants à l’enquête sans PASC étaient plus susceptibles que ceux avec PASC de recevoir un traitement avec des inhibiteurs du facteur de nécrose tumorale (28,7 % contre 20,2 % ; P. = 0,031) et moins susceptibles de recevoir un traitement avec des inhibiteurs de CD20 (5,5 % contre 11,1 % ; P. =.021). Plus précisément, les patients atteints de SARD recevant des inhibiteurs de CD20 présentaient un risque de PASC 2 fois plus élevé que ceux recevant des DMARD synthétiques conventionnels (rapport de cotes, 2,61 ; IC à 95 %, 1,19-5,73).

    Les auteurs de l’étude ont conclu : « Cette analyse étend les études précédentes reliant les inhibiteurs du CD20 aux effets aigus. COVID 19 gravité et suggère qu’une vigilance est nécessaire pour prévenir le COVID-19 et surveiller le PASC dans cette population vulnérable.

    Divulgation : Plusieurs auteurs de l’étude ont déclaré des affiliations avec des sociétés de biotechnologie, pharmaceutiques et/ou d’appareils. Veuillez consulter la référence originale pour une liste complète des divulgations des auteurs.

    Marie-Lys
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