L’herpès zoster ophtalmique augmente le risque de accident vasculaire cérébralmême après avoir pris en compte à la fois les comorbidités médicales et les facteurs sociaux, selon une étude publiée dans Œil.
Les enquêteurs ont utilisé une base de données administratives sur les réclamations médicales pour valider l’association entre le zona ophtalmique et l’accident vasculaire cérébral tout en contrôlant rigoureusement les comorbidités médicales et les facteurs sociaux. L’équipe a adopté une approche en deux étapes, en menant d’abord une étude cas-témoins rétrospective évaluant le risque d’accident vasculaire cérébral, puis une série de cas autocontrôlés comparant l’incidence des accidents vasculaires cérébraux avant et après le diagnostic de la maladie.
L’étude cas-témoins a inclus 25 720 personnes atteintes de zona ophtalmique (âge moyen, 71,7 ans ; 59,9 % de femmes) et 75 924 participants du groupe témoin de même âge et sexe (âge moyen, 71,8 ans ; 60 % de femmes). Au cours de la période de suivi d’un an, 6,7 % des patients atteints de zona ophtalmique et 6,0 % des participants du groupe témoin ont reçu un diagnostic d’accident vasculaire cérébral. Les individus du groupe de cas présentaient un risque d’accident vasculaire cérébral 18 % plus élevé que les individus du groupe témoin au cours de cette période (risque relatif [HR], 1,18 ; IC à 95 %, 1,12-1,25 ; P. <.001), indique le rapport.
L’analyse autocontrôlée des séries de cas a inclus 20 149 patients (âge moyen : 71,6 ; 60,2 % de femmes) chez qui un diagnostic de zona ophtalmique a été posé. Parmi ces participants, le risque d’accident vasculaire cérébral était le plus élevé au cours du premier mois suivant diagnostic (risque relatif [RR]1,58 ; P. <0,001) et a persisté pendant au moins un an (RR, 1,33 ; IC à 95 %, 1,07–1,65 ; P. =.009).
« Confirmant ce lien entre [herpes zoster ophthalmicus] et les accidents vasculaires cérébraux ultérieurs ont des implications importantes à la fois pour le traitement de la maladie virale réactivée et pour la prévention des accidents vasculaires cérébraux », selon les auteurs de l’étude. « Ces résultats suggèrent qu’une prise en charge rapide est cruciale, mais soulèvent la question de savoir quelles interventions fonctionnent le mieux pour réduire la morbidité et la mortalité liées aux accidents vasculaires cérébraux chez ces patients. »
Les limites de l’étude incluent la nature rétrospective et l’utilisation d’un ensemble de données basées sur l’assurance, ce qui peut limiter la généralisabilité aux populations non assurées.
Divulgation : Certains auteurs de l’étude ont déclaré des affiliations avec des sociétés de biotechnologie, pharmaceutiques et/ou d’appareils. Veuillez consulter la référence originale pour une liste complète des divulgations des auteurs.

