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    Médecine

    Les inhibiteurs de JAK peuvent augmenter le risque d’acné

    Marie-LysPar Marie-Lys5 décembre 20234 minutes de lecture
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    Le traitement par les inhibiteurs de la Janus kinase (JAK) peut augmenter le risque d’acné, selon les résultats d’une étude publiée dans JAMA Dermatologie.

    Conformément aux lignes directrices PRISMA, les chercheurs ont mené une revue systématique et une méta-analyse pour évaluer le risque d’apparition d’acné après un traitement par inhibiteurs de JAK. Les données proviennent des bases de données Ovid MEDLINE et PubMed pour les essais cliniques randomisés de phase 2 et 3 contrôlés par placebo sur l’utilisation des inhibiteurs de JAK. Des analyses de sous-groupes ont été effectuées pour évaluer les associations entre l’utilisation d’inhibiteurs de JAK et l’acné par médicament, classe de médicament et indication (dermatologique ou non dermatologique). Le critère de jugement principal était l’incidence de l’acné suite à l’utilisation d’un inhibiteur de JAK. Des modèles à effets aléatoires ont été utilisés dans la méta-analyse.

    Au total, 4 427 études ont été sélectionnées pour l’examen, dont 25 ont été incluses dans l’analyse finale. L’examen systémique a porté sur 10 893 patients, dont 54 % étaient des hommes. Parmi ces patients, 7 572 ont été traités avec des inhibiteurs de JAK, tandis que les autres ont reçu un placebo.

    Au total, 467 patients (6,2 %) ayant reçu des inhibiteurs de JAK et 44 (1,3 %) ayant reçu un placebo ont signalé de l’acné après le traitement.

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    [T]La survenue d’acné suite à un traitement par certaines classes d’inhibiteurs de JAK est potentiellement préoccupante, car cet effet indésirable peut compromettre l’observance du traitement chez certains patients.

    Les patients traités par des inhibiteurs de JAK présentaient un risque plus élevé de développer de l’acné que ceux ayant reçu un placebo (rapport de cotes [OR], 3,83 ; IC à 95 %, 2,76-5,32). Le risque le plus élevé d’acné a été identifié chez les patients traités par abrocitinib (OR : 13,47 ; IC à 95 %, 3,25-55,91), suivis par baricitinib (OR, 4,96 ; IC à 95 %, 2,52-9,78), upadacitinib (OR, 4,79 ; IC à 95 %, 3,61-6,37), le deuruxolitinib (OR, 3,30 ; IC à 95 %, 1,22-8,93) et le deucravacitinib (OR, 2,64 ; IC à 95 %, 1,44-4,86).

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    Dans l’analyse de sous-groupe stratifiée par classe d’inhibiteurs de JAK, des risques plus élevés de développement d’acné étaient associés à l’utilisation d’inhibiteurs spécifiques de JAK1 (OR, 4,69 ; IC à 95 %, 3,56-6,18), suivis par une combinaison d’inhibiteurs de JAK1 et de JAK2 (OR, 3,43 ; IC à 95 %, 2,14-5,49) et les inhibiteurs de la tyrosine kinase 2 (OR : 2,64 ; IC à 95 %, 1,44-4,86). Il n’y avait aucune différence dans l’incidence de l’acné signalée par les patients traités avec des inhibiteurs de pan-JAK (OR, 2,83 ; IC à 95 %, 0,92-8,74) ou des inhibiteurs spécifiques de JAK3 (OR, 2,06 ; IC à 95 %, 0,08-52,39).

    Les chercheurs ont également comparé le rôle des inhibiteurs de JAK dans le traitement des affections dermatologiques et non dermatologiques (colite ulcéreuse ou polyarthrite rhumatoïde). Des risques d’acné plus élevés étaient associés à des affections dermatologiques (OR : 4,67 ; IC à 95 % : 3,10-7,05) par rapport à des affections non dermatologiques (OR : 1,18 ; IC à 95 % : 0,67 à 2,07) après un traitement par inhibiteurs de JAK, dont deucravacitinib (OR, 20,67 ; IC à 95 %, 2,83-151,02) et abrocitinib (OR, 13,47 ; IC à 95 %, 3,25-55,91) présentaient les risques les plus élevés.

    Des analyses plus approfondies ont révélé qu’aucun des deux sexes (estimation, -0,006 ; P. = 0,30) ni l’âge (estimation, -0,0175 ; P. = 0,41) influençait le fait que les individus développaient de l’acné à la suite de l’utilisation d’un inhibiteur de JAK.

    Les limites de l’étude incluent sa conception, le risque d’avoir exclu de manière inappropriée certains essais contrôlés randomisés pertinents, l’hétérogénéité modérée parmi certaines études incluses et la classification erronée potentielle ou le sous-diagnostic de l’acné en tant qu’effet indésirable lié au traitement chez les patients des études incluses.

    Les chercheurs ont conclu : « L’acné vulgaire est bien connue pour affecter l’estime de soi, la santé mentale et le fonctionnement psychosocial des individus. Ainsi, la survenue d’acné suite à un traitement avec certaines classes d’inhibiteurs de JAK est potentiellement préoccupante, car cet effet indésirable peut compromettre l’observance du traitement chez certains patients.

    Divulgation : Plusieurs auteurs de l’étude ont déclaré des affiliations avec des sociétés de biotechnologie, pharmaceutiques et/ou d’appareils. Veuillez consulter la référence originale pour une liste complète des divulgations.

    Marie-Lys
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