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    Patients atteints d'alopécie areata à risque de multiples comorbidités systémiques
    Médecine

    Le tralokinumab peut améliorer les résultats sur 52 semaines chez les patients atteints de dermatite atopique modérée à sévère

    Marie-LysPar Marie-Lys27 octobre 20234 minutes de lecture
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    Les patients atteints de dermatite atopique (MA) modérée à sévère traités par tralokinumab peuvent continuer à constater des améliorations jusqu’à la semaine 52, quelle que soit leur réponse au traitement à la semaine 16, selon les résultats de l’étude publiés dans le Journal américain de dermatologie clinique.

    Dans une analyse groupée, les enquêteurs ont évalué 2 essais de phase 3 en double aveugle, randomisés et contrôlés par placebo sur le tralokinumab en monothérapie chez des adultes atteints de MA modérée à sévère – ECZTRA 1 (identifiant ClinicalTrials.gov : NCT03131648) et ECZTRA 2 (identifiant ClinicalTrials.gov : NCT03160885) — pour évaluer les effets à long terme du traitement par tralokinumab dans cette population de patients.

    L’étude a inclus 1 596 patients avec un âge moyen (SD) de 37,8 (14,4) ans, une surface corporelle moyenne (SD) de 52,9 % (24,9) et une durée moyenne (SD) de la MA de 28,2 (15,2) ans. Parmi les participants, 59,3 % étaient des hommes. Les critères d’évaluation principaux étaient le score d’évaluation globale de l’investigateur de peau claire/presque claire (IGA 0/1) et une amélioration de 75 % de l’indice de zone et de gravité de l’eczéma (EASI 75) à la semaine 16.

    Après une dose de charge initiale de 600 mg, les patients (n = 1 192) ont été répartis au hasard selon un rapport 3:1 pour recevoir 300 mg de tralokinumab ou un placebo (n = 398) toutes les 2 semaines pendant 16 semaines. Les patients ayant atteint les critères d’évaluation principaux à la semaine 16 ont été réaffectés au hasard dans un rapport 2:2:1 au tralokinumab 300 mg toutes les 2 semaines, toutes les 4 semaines, ou au placebo, pendant 36 semaines, respectivement. Les patients recevant un placebo qui répondaient aux critères d’évaluation principaux à la semaine 16 ont continué à recevoir un placebo toutes les 2 semaines. Les patients qui n’ont pas atteint les critères de réponse à la semaine 16 (non-répondeurs) ont été transférés dans le bras ouvert pour recevoir du tralokinumab toutes les 2 semaines plus un traitement facultatif par corticostéroïdes topiques.

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    Ces données suggèrent que la semaine 16 est trop tôt pour évaluer le plein bénéfice du tralokinumab chez certains patients, une découverte qui pourrait aider à éclairer les décisions cliniques concernant le moment où il faut poursuivre, interrompre ou modifier le traitement par tralokinumab.

    Parmi les répondeurs IGA 0/1 à la semaine 16, 34,0 % ont maintenu leur réponse à la semaine 52 sans traitement de secours. À la semaine 16, parmi les répondeurs IGA 0/1 qui ont été réaffectés au hasard pour recevoir tralokinumab toutes les 2 semaines (n = 93), 4 semaines (n = 85) ou placebo (n = 72), 55,9 % (différence de 22,8 % par rapport au placebo ; IC à 95 %, 5,6-39,9 ; P. = 0,013), 42,4 % (différence de 7,8 % par rapport au placebo [not statistically significant]; IC à 95 %, -9,4 à 25,1 ; P. = 0,38) et 34 %, respectivement, ont maintenu leurs réponses à la semaine 52 sans traitement de secours.

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    Parmi les 75 répondeurs à l’EASI qui ont été réaffectés au hasard à la semaine 16 pour recevoir soit du tralokinumab toutes les 2 semaines (n = 124), toutes les 4 semaines (n = 131), soit un placebo, 57,3 % (différence de 28,7 % par rapport au placebo ; IC à 95 % , 15,6-41,9 ; P. < 0,001), 50,4 % (différence de 22,3 % par rapport au placebo ; IC à 95 %, 9,4-35,3 ; P. = 0,002) et 26,4 %, respectivement, ont maintenu leur réponse à la semaine 52 sans traitement de secours.

    Dans l’analyse post hoc groupée incluant l’ensemble des 1 192 patients initiés par tralokinumab, les taux de réponse se sont améliorés au fil du temps avec la poursuite du traitement par tralokinumab de la semaine 16 à la semaine 52 (IGA 0/1, 23,0 % à 36,2 % ; EASI 50, 63,1 % à 82,7 % ; EASI 75, 37,6 % à 61,8 % ; et EASI 90, 20,4 % à 37,3 %, respectivement).

    Les limites importantes de l’étude incluent le regroupement des résultats après que les patients ont été réaffectés au hasard à la semaine 16 et le fait que les données de tous les répondeurs à la semaine 16 qui ont été réaffectés au hasard au placebo ont été définies comme manquantes.

    Les chercheurs ont conclu : « Ces données suggèrent que la semaine 16 est trop tôt pour évaluer le plein bénéfice du tralokinumab chez certains patients, une découverte qui peut aider à éclairer les décisions cliniques concernant le moment où poursuivre, interrompre ou modifier le traitement par tralokinumab. »

    Divulgation : Cette recherche a été soutenue par LEO Pharma A/S (Ballerup, Danemark). Certains auteurs de l’étude ont déclaré des affiliations avec des sociétés de biotechnologie, pharmaceutiques et/ou d’appareils. Veuillez consulter la référence originale pour une liste complète des divulgations.

    Marie-Lys
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