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    Patients atteints d'alopécie areata à risque de multiples comorbidités systémiques
    Médecine

    IRAE chroniques fréquents après un traitement anti-PD-1 chez les patients atteints de mélanome réséqué à haut risque

    Marie-LysPar Marie-Lys19 septembre 20235 minutes de lecture
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    Parmi les patients qui reçoivent un traitement adjuvant anti-mort cellulaire programmée-1 (anti-PD-1) après la résection d’un mélanome à haut risque, les événements indésirables chroniques d’origine immunitaire (EIir) sont fréquents et se poursuivent fréquemment à long terme, selon les résultats de une étude rétrospective multicentrique publiée dans Réseau JAMA ouvert.

    Les chercheurs ont mené une étude de cohorte multicentrique rétrospective pour évaluer l’incidence, les caractéristiques et les résultats à long terme des événements indésirables chroniques d’origine immunitaire résultant d’un traitement adjuvant anti-PD-1. Ils ont extrait les données des dossiers médicaux électroniques de 6 centres médicaux universitaires aux États-Unis et en Australie. Les patients éligibles avaient reçu au moins une dose d’adjuvant anti-PD-1, avec des données de suivi disponibles pendant 18 mois ou plus. Les EIir aigus étaient définis comme ceux survenant pendant le traitement, les EIir chroniques étaient ceux survenant au moins 3 mois après l’arrêt du traitement et les EIir retardés étaient définis comme survenant dans les 6 mois suivant l’arrêt du traitement.

    L’étude a inclus 318 patients (59,7 % d’hommes), avec un âge médian de 61 ans (écart interquartile [IQR], 52,3-72,0) ans. Le mélanome cutané était le diagnostic principal chez 84,9 % des participants, 53,8 % (n = 171) avaient BREF/NRAS variantes de type sauvage, 35,5 % (n = 113) avaient réséqué un mélanome de stade IIIB et 39 % (n = 124) avaient réséqué un mélanome de stade IIIC. Le traitement adjuvant anti-PD-1 consistait en nivolumab (255 [80.2%] patients) et le pembrolizumab (63 [19.8%] patients), administré pendant une durée médiane de 315 (IQR, 170-351) jours. Au total, 170 (53,5 %) patients ont suivi 12 mois de traitement. Au total, 89,3 % des patients ont survécu après un suivi médian de 1 057 jours (IQR, 915-1 321).

    Dans l’ensemble, 71,1 % des patients ont présenté un irAE aigu et 17,0 % ont présenté des effets toxiques retardés. Parmi les EIir aigus, 63,7 % étaient de grade 2 ou plus et 50,4 % des patients avaient besoin de stéroïdes. Les EIir aigus les plus fréquents comprenaient la dermatite ou le prurit (28,6 % des patients).

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    Ces résultats suggèrent que les irAE chroniques sont courants et souvent persistants, soulignant l’importance d’une analyse risque-bénéfice minutieuse ainsi que d’une surveillance et d’une prise en charge prolongées lorsqu’on envisage un traitement adjuvant anti-PD-1.

    Des effets toxiques chroniques sont survenus chez 147 patients (46,2 % ; IC à 95 %, 0,41 % -0,52 %), dont 74 (50,3 % ; 23,3 % de la cohorte complète) présentaient un EI de grade 2 ou plus ; 6 (4,1 %) de ces patients (1,9 % de la cohorte complète) présentaient un EI de grade 3 à 5. Des corticostéroïdes ont été nécessaires chez 38,1 % des patients présentant des effets toxiques chroniques, et 100 patients (68,0 %) présentaient des effets toxiques chroniques symptomatiques. Parmi 75 patients présentant des IRA endocriniens aigus, chez 64 (85,3 %) les IRA sont devenus chroniques.

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    Parmi les 147 patients ayant présenté des effets toxiques chroniques du traitement anti-PD-1, au dernier suivi, 36,7 % ont vu leurs EIir chroniques disparaître tandis que 63,3 % (IC à 95 %, 0,55-0,71) présentaient des effets toxiques chroniques persistants (représentant 29,2 % de la cohorte initiale ; IC à 95 %, 0,25-0,34). Le délai médian jusqu’à la résolution des irAE chroniques était de 19,7 (IQR : 14,4-31,5) mois à compter du début du traitement anti-PD-1 et de 11,2 (IQR : 8,1-20,7) mois à compter de l’arrêt du traitement.

    Parmi les 93 patients présentant des effets toxiques persistants lors du dernier suivi, 41 (44,1 % soit 12,9 % de la cohorte initiale) sont restés symptomatiques. De plus, 54 des 64 (84,4 %) patients présentant des EI endocriniens chroniques présentaient des EI persistants au suivi final. Le délai médian jusqu’à la résolution des irAE chroniques non endocriniens était de 19,5 (IQR : 14,1-29,9) mois à compter du début du traitement anti-PD-1 et de 9,0 (IQR : 7,0-20,1) mois à compter de l’arrêt du traitement.

    Dans une comparaison de 77 (45,0 %) patients sans EIir chroniques, 48 ​​(32,7 %) patients avec EIir chroniques ont présenté une récidive de la maladie, 18 (12,2 %) ont eu une récidive régionale et 30 (20,4 %) ont eu une récidive métastatique. Parmi les 37 patients atteints d’irAE chroniques ayant reçu une immunothérapie supplémentaire, 25 (67,6 %) patients n’ont eu aucun effet sur leurs irAE chroniques, 12 (32,4 %) patients ont présenté une poussée et 20 (54,1 %) ont présenté des irAE distincts.

    Les limites incluent l’utilisation de données cliniques et de notes pour examiner les effets toxiques et les événements indésirables. De plus, la documentation n’incluait peut-être pas toutes les toxicités ressenties par chaque patient. En outre, l’analyse de la survie sans récidive entre les patients avec et sans EIir chroniques était susceptible d’avoir été affectée par un biais dépendant du temps.

    « Ces résultats suggèrent que les irAE chroniques sont courants et souvent persistants, soulignant l’importance d’une analyse minutieuse des risques et des bénéfices ainsi que d’une surveillance et d’une gestion prolongées lorsqu’on envisage un traitement adjuvant anti-PD-1 », ont conclu les chercheurs.

    Divulgation : Certains des auteurs de l’étude ont déclaré des affiliations avec des sociétés de biotechnologie, pharmaceutiques et/ou d’appareils. Veuillez consulter la référence originale pour une liste complète des divulgations des auteurs.

    Marie-Lys
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