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    Médecine

    Le traitement par les DMARD b/ts augmente modérément le risque d’infections non graves dans la spondylarthrite

    Marie-LysPar Marie-Lys6 février 20243 minutes de lecture
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    Selon les résultats d’une étude rapportée dans Colonne vertébrale osseuse articulaire.

    Bien que le risque d’infection posé par le traitement biologique de la polyarthrite rhumatoïde soit clair, le risque qu’un tel traitement pose chez les patients atteints de spondyloarthrite doit être clarifié.

    Pour évaluer le risque d’infections globales chez les patients atteints de rhumatisme psoriasique (RP), de spondylarthrite axiale (SpAax ; y compris la spondylarthrite ankylosante) et de SpAax non radiographique traités par b/tsDMARD, des chercheurs français ont mené une revue systématique et une méta-analyse.

    Le principal résultat de l’étude était le risque relatif (RR) d’infections globales, défini comme toute infection bactérienne, virale ou fongique signalée, à l’exclusion des infections graves. Le critère de jugement secondaire était le RR pour les infections graves, définies comme celles qui mettaient le pronostic vital en danger ou nécessitaient des antibiotiques par voie intraveineuse ou une hospitalisation.

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    Il est important de garder à l’esprit que cette analyse a été réalisée sur la base d’essais cliniques qui ne sont souvent pas appropriés pour démontrer un risque accru d’effet secondaire rare comme des infections graves.

    Les chercheurs ont identifié 60 essais contrôlés randomisés portant ensemble sur 20 418 patients et évaluant 17 b/tsDMARD en comparaison avec un placebo, des médicaments de synthèse conventionnels ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens ; 64,4 % des patients ont reçu un diagnostic de RP et 35,6 % de SpAax.

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    Au total, 37 études ont rapporté des données sur 3 132 infections mondiales chez 11 789 patients, tandis que 56 études incluaient des données sur 114 infections graves chez 8 629 patients.

    Les chercheurs ont découvert un risque modérément accru de contracter une infection chez les patients traités par b/tsDMARD. Le RR pour les infections globales était de 1,15 (IC à 95 %, 1,06-1,25), avec un excès de risque associé à des doses élevées de b/tsDMARD (RR, 1,20 ; IC à 95 %, 1,05-1,39) et à une durée de traitement plus longue (RR pour suivi > 6 mois, 1,44 ; IC à 95 %, 1,06-1,95).

    Les infections mondiales les plus courantes étaient celles des voies respiratoires ou des oreilles, du nez et de la gorge.

    Résultats des analyses de sous-groupes par type de spondylarthrite ont montré un risque accru d’infections globales chez les patients atteints de SpAx (RR, 1,32 ; IC à 95 %, 1,14-1,52), mais pas chez ceux atteints de RP (RR, 1,05 ; IC à 95 %, 0,97-1,14).

    Une fois stratifiés par classe de traitement, les inhibiteurs du facteur de nécrose tumorale (RR, 1,23 ; IC à 95 %, 1,11-1,37) et les inhibiteurs de l’interleukine-17 (RR, 1,30 ; IC à 95 %, 1,07-1,59) conféraient le plus grand risque d’infections globales. Parmi ces 2 classes de médicaments, le traitement par le golimumab (RR, 1,36 ; IC à 95 %, 1,11-1,66) et l’ixékizumab (RR, 1,39 ; IC à 95 %, 1,07-1,80) étaient associés au plus grand risque d’infections globales.

    Dans l’ensemble, il n’y avait pas d’augmentation du risque d’infections graves associées au traitement par b/tsDMARD (rapport de cotes [OR], 1,34 ; IC 95 %, 0,89-2,00), à l’exception de l’ixékizumab (OR, 4,53 ; IC 95 %, 1,29-15,89), selon des analyses de sous-groupes stratifiées par classe de traitement.

    Bien que cette analyse n’ait révélé aucun risque accru d’infections graves chez les patients atteints de spondylarthrite traités par b/tsDMARD, les auteurs de l’étude ont averti qu’« il est important de garder à l’esprit que cette analyse a été menée sur la base d’essais cliniques qui ne sont souvent pas appropriés pour démontrer un risque accru d’un effet secondaire rare tel qu’une infection grave. Pour mieux définir ce risque, les données de cohorte devraient être examinées.

    Marie-Lys
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